La France a changé en un an. Vraiment ?

by PierreMF mer., mai 07 2008 18:13

Depuis un an, des changements ont été effectués en France. Des réformes qui auraient été totalement inimaginables il y a quelques années.

Qui aurait dit il y a un an que :

  • La construction européenne serait relancée à l'initiative française, après avoir été bloquée par le "Non" au référendum. 
  • Les régimes spéciaux de retraite seraient réformés (souvenez-vous du cheminot qui disait à Nicolas Sarkozy : "Tous les gouvernements ont reculé, vous reculerez")
  • Plus personne aujourd'hui ne défendrait les 35 heures, ni la réduction du temps de travail, alors que l'an dernier c'étaient encore des arguments de la campagne présidentielle pour certains candidats.
  • Pour réduire le déficit de l'état, le départ à la retraite d'un fonctionnaire sur deux serait mis en place et accepté, bon gré, mal gré...
  • Le service minimum serait voté, depuis le temps qu'on en parle...
  • Le développement durable entrerait un peu plus rapidement dans la vie de chacun, même s'il reste encore beaucoup à faire.
  • La plupart des universités auraient demandé leur autonomie, pour pouvoir, par exemple, devoir demander l'autorisation et le budget au ministère, à Paris, pour embaucher quelqu'un.

Ce qui n'a malheureusement pas changé :

  • Le gouvernement est tenu responsable du chiffre en bas de la fiche de paie de chacun des français... Le "pouvoir d'achat" est la préoccupation des français. C'est toujours le fric qui mène le monde. Et alors, réclamer du pouvoir d'achat, c'est politiquement correct. Mais vouloir être riche, gagner de l'argent, ce n'est toujours pas très bien considéré. Cela viendra...
  • Au PS, on se chamaille et on ne parle que de la guerre des chefs. Par exemple, l'article de 20 Minutes d'aujourd'hui : Montebourg et Dray répondent à Delanoë qui a répondu à Royal qui a été contredite par Hollande[^].

Comme quoi c'est l'UMP qui modernise la France. Ce n'est pas la gauche, au contraire. 

La mondialisation est là, elle commence à être prise en compte par chacun. Le travail est un bien très recherché dans le monde. L'Europe est une puissance mondiale. Oui, nous habitons sur une terre de 6 milliards d'habitants... et pas seulement dans un pays de 60 millions d'âmes. Les préoccupations d'aujourd'hui doivent tenir compte de cela. Ca progresse, ça progresse...

Un truc que personne n'avait prévu non plus, c'est que le président de la république se prendrait les pieds dans le tapis en matière de communication, alors que pendant la campagne il était très brillant. La fonction présidentielle est encore gaulliène, mitterandienne. Patriarcale. La France n'est pas encore prête pour un président de la république  plus accessible. Mais cela viendra...

 

Tags: , ,

Blog politique | Nicolas Sarkozy | PS

Qui veut gagner des millions...

by PierreMF dim., mai 20 2007 08:30

... de voix pour l'investiture PS à la présidentielle 2012 ?

A - Ségolène Royal
B - DSK
C - Jean-Christophe Cambadélis (adversaire de Jean-Jacques Giannesini aux législatives - on a tracté et tenu des pancartes ensemble, c'est pour ça que je mets un lien vers son site !)
D - La réponse D

Oui, la question se pose déjà... si, si !

Hmmm... trop difficile la question ? Alors l'avis du public... sans trucage, hallucinant :

vidéo

Il faut se méfier de l'avis du public n'est-ce pas ? A mon avis, au PS, ils ne sont pas près de redemander l'avis du public des militants pour l'investiture pour la présidentielle.

Rien à voir : une autre vidéo avec notre amis JP Foucault. Souvenez-vous : un journaliste a demandé il y a quelques mois à SR combien la France a de sous-marin nucléaire. Elle avait répondu "un... euh non... sept". Si elle avait demandé un coup de fil à un ennemi ami, elle n'aurait pas eu la bonne réponse non plus : Nicolas Sarkozy avait également séché sur cette question.

Tags: , , ,

Blog politique | Election presidentielle | Humour | PS

Kouchner, une entrée au gouvernement d'exception...

by PierreMF sam., mai 19 2007 07:34

Déjà, avant même qu'il n'ait pris ses fonctions de ministre des affaires étrangères, Bernard Kouchner a eu droit à une procédure d'exception : il s'est fait mettre dehors. Du parti socialiste, par François Hollande. L'exclusion du PS avait été beaucoup moins rapide pour Georges Frêche, à la suite de ses propos racistes répétés. Et l'exclusion de Georges Frêche avait été décidée après réunion d'un comité. Comme quoi, aux yeux de l'exécutif du PS, il vaut beaucoup mieux tenir des propos racistes, que faire partie d'un gouvernement de droite. Sectarisme ?

Bernard Kouchner bénéficie également d'un traitement exceptionnel des instituts de sondages. Un sondage rien que pour lui ! 66% des français estiment que Bernard Kouchner a eu raison d'accepter d'être ministre des Affaires étrangères de Nicolas Sarkozy, selon un sondage CSA, contre 19% qui lui donnent tort. Pour le seul électorat de Ségolène Royal, 56% donnent raison au "French Doctor", contre 37% qui estiment qu'il n'aurait pas dû accepter.

La passation de pouvoir avec Philippe Douste-Blazy avait ceci d'exceptionnel que c'était la troisième entre les deux hommes. Bernard Kouchner a déjà passé deux fois les rênes du ministère de la santé au ministre de droite. Aujourd'hui, c'était dans l'autre sens. Les deux hommes sont amis, s'apprécient et se tutoient devant les caméras.


La passation de pouvoir en vidéo sur lci.fr

Tags: , , ,

Blog politique | Election presidentielle | PS | sondage

Le rassemblement : Bayrou en rêve, Nicolas Sarkozy le fait.

by PierreMF lun., mai 14 2007 08:19

Autour de Nicolas Sarkozy on observe un étrange rassemblement depuis quelques jours.

Au PS, Bernard Kouchner et Hubert Védrine (ancien ministre des affaires étrangères de Lionel Jospin) sont en discussion pour entrer au gouvernement. Claude Allègre (ancien ministre de l'éduction nationale de Lionel Jospin, celui qui voulait "dégraisser le mamouth") est prêt à aider le nouveau président.

Les centristes avec Nicolas Sarkozy

La plupart des élus UDF ont rallié Nicolas Sarkozy, avant ou après le premier tour de l'élection. Le président du groupe centriste à l'assemblée nationale, Hervé Morin, pourrait avoir également une place de choix dans le futur gouvernement. L'ancien porte parole de l'UDF Jean-Louis Borloo pourra difficilement ne pas faire partie des ministres. Sans parler d'André Santini.

Au congrès d'investiture du 14 janvier 2007, Nicolas Sarkozy avait réussi la difficile mission de rassembler tout l'UMP sur sa personnalité charismatique et son projet. Pourtant, il y a 5 ans il n'avait pas que des amis dans ce parti. Bien peu l'avaient pensé capable d'une telle union. Et ces derniers jours il me surprend à rassembler bien au delà de l'UMP.

Rassembler ce n'est pas mettre ses adversaires dos à dos. Bayrou a échoué. Il a créé son Mouvement Démocrate, mais presque tout le monde est parti créer un pôle centriste pour soutenir le président Sarkozy. L'UDF sans Bayrou a de beaux jours devant lui. Le Mouvement Démocrate est seul, très seul.

Rassembler ce n'est pas décider seul par intuition, essayer d'imposer son avis, et quand ça ne marche pas, dire que c'est de la faute des autres qui n'ont pas suivi les consignes. Ségolène Royal a échoué. Et quand elle déclare que "la droite a été disciplinée", tandis que "tous les matins, je me demandais quel était le socialiste qui allait porter une critique sur ce que je disais", elle s'accroche aux branches pour amortir sa chute.

Non, la droite n'a pas été disciplinée. Comme beaucoup à l'UMP, je n'aurais pas soutenu un candidat qui n'aurait pas eu les qualités d'un leader charismatique. La droite a suivi un chef qui force le respect par sa personnalité, sa capacité d'écoute et de décision. C'est la différence entre autorité et autoritarisme. L'un rassemble, l'autre divise. La quasi totalité des militants et sympathisants UMP que je connais ont voté Nicolas Sarkozy par conviction. A l'inverse, je n'ai trouvé personne à gauche dans mes connaissances pour soutenir Ségolène Royal. A gauche je crois qu'ils ont voté PS, pas Ségolène.

Que de divisions en ce moment au PS. Le PS est seul, très seul. Même les Verts ont rejeté un accord avec le PS pour les législatives.

Nicolas Sarkozy rassemble, en dépit de tous les cassandres qui voient péril en la demeure.

Le PS pompier pyromane

by PierreMF mer., mai 09 2007 16:59

On les a entendus avant l'élection. Je me disais "bah, c'est la fin de campagne, c'est tendu". Que nenni !

La gauche repart à l'attaque. Pas seulement l'extrême gauche, non. Loin de là.

Evidemment, si le PS avait un programme fédérateur pour les élections législatives et municipales, cela ferait un sujet de discussion. Plutôt que de faire semblant de se demander si Nicolas Sarkozy n'est pas parti en vacances aux frais du contribuable. Un arbre qui cache une forêt... d'argument politiciens. "Pas grave, c'est la politique" pourrait-on dire. On pourrait aussi faire semblant de trouver ces provocations normales, du style : "où est le mal de poser de telles questions ?"

Le problème, c'est que ce genre d'argument fait mouche dans les cités. Il est pris au premier-premier degré. Cela donne : "Sarko facho riche et xénophobe". Ce sont les propos de responsables PS locaux, dans le Val d'Oise, je les ai entendus. La "psychologie" des quartiers n'est pas extrêmement compliquée...

Ce genre d'argument n'est pas du tout perçu de la même façon rive gauche, dans les beaux quartiers, que dans une cité. Monsieur Hollande ne l'ignore pas je pense.

Comment soutenir quelqu'un qui prédit et encourage les violences en banlieues, sous le thème "après moi le déluge" (au micro de Jean-Michel Apathie, vendredi sur RTL) et qui impressionne maintenant par son silence ? Juste quelques voix qui s'élèvent à gauche pour dire : "oh la la, soyez sages maintenant".

Je me demande... Si l'un de vous pouvait éclairer ma lanterne... En attendant, le pompier pyromane a encore de beaux jours devant lui.


Je viens de voir chez Koz un billet sur le sujet... Les commentaires sont très explicites. L'un d'eux cite un article du Monde :

Une voiture ralentit et s'arrête devant le groupe d'une dizaine de jeunes adultes qui discutent, avec passion, des conséquences de l'élection de Nicolas Sarkozy. C'est le conseiller général PS, candidat aux législatives à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) : "Hé les gars, faut rester calme, hein ! Ils vont vouloir vous provoquer en face, ne répondez pas, faites leur un sourire", leur lance Gérard Ségura en parlant des policiers et CRS massés 200 mètres plus loin. Il est 21 h 30, la présidentielle vient à peine de se terminer, et la campagne électorale suivante bat déjà son plein dans le quartier des "3000".

Politiquement correct. Humainement incorrect.

Michel, François, Ségolène et les autres : petits meurtres entre amis.

by PierreMF mar., avril 17 2007 11:50

Segolene Royal - Michel Rocard - Kill BillDes commentateurs, à gauche, disent avoir du mal à comprendre l'appel de Michel Rocard pour un rapprochement PS/UDF.

Peut-être est-ce assez simple en fin de compte, si l'on retourne une quinzaine d'années en arrière...

La carrière politique nationale de Michel Rocard s'est terminée le 12 juin 1994, lors des élections européennes. Une fin qui fait penser à l'explosion d'un avion en plein vol, touché par un missile.

Alors premier secrétaire du parti socialiste, Michel Rocard choisit d'être tête de liste du parti socialiste aux élections européennes. François Miterrand, avec qui Rocard était en conflit permanent, décide de lancer Bernard Tapie au premier plan de la scène politique. Le président lui fait prendre la tête du Mouvement des Radicaux de Gauche, le MRG, et lui demande de constituer une liste pour les élections européennes, en concurrence avec celle de Michel Rocard. Le missile mitterandien anti-Rocard a fonctionné à merveille : le parti socialiste n'obtient que 14% des voix. Bernard Tapie, soutenu par Mitterand obtient 12%. On a surnommé Bernard Tapie le "missile anti Rocard".

A la suite de cet échec, Michel Rocard doit démissionner de son poste de premier secrétaire du PS. Il ne reviendra plus jamais sur le devant de la scène politique nationale, sans doute écoeuré des manipulations mitterandiennes. Il a échoué dans sa tentative de rénover le parti socialiste en le rendant plus réaliste, plus proche de l'économie de marché, et plus éloigné des utopies communistes. La carrière politique du "Tony Blair" français est terminée.

Ségolène Royal revendique l'héritage de François Mitterand. On la présente, ou elle se présente elle-même comme la fille spirituelle de l'ancien président socialiste. Comme François Mitterand, Ségolène Royal conserve les vieux dogmes d'une gauche d'un autre âge : interventionisme de l'état, rigidité du droit du travail, impôts élevés.

Et voici qu'un centriste (enfin on ne sait pas très bien s'il est à gauche avec Rocard, à droite comme le disent ses militants, ou au centre comme il le dit) constate que lorsqu'il lance des appels du pied à gauche, il monte dans les sondages. Il lance le message d'une "rénovation de la droite par la gauche".

Michel Rocard saute sur l'occasion, à une semaine du premier tour de l'élection présidentielle. Il annonce quasiment un soutien à François Bayrou. A-t'il voulu régler ses comptes avec la partie conservatrice du PS (la plus à gauche, la moins réaliste, la plus vieille), celle qui l'a fait exploser en plein vol ? Se venger de François Mitterand en assassinant sa "fille", Ségolène Royal ? J'incline à penser que oui. Ce serait très logique en fin de compte.

L'autre explication à cette intervention de Michel Rocard serait de sauver les meubles face à une défaite annoncée à l'élection présidentielle. Mais, défaite annoncée par qui, si ce n'est par les sondages ? Et le sondage CSA/ITélé/Le Parisien du jour attribue 27% d'intentions de vote à Nicolas Sarkozy, 25% à Ségolène Royal, 19% à François Bayrou et 15% à Le Pen. Au deuxième tour, les deux principaux candidats sont à égalité.

Donc non, la prise de position de Michel Rocard n'est pas destinée à sauver le soldat Royal, n'est-ce pas ?

Quant à François Bayrou, il n'a plus besoin de suggérer de supprimer l'ENA ou de fustiger les média pour que l'on parle de lui.

[cliquez sur l'image pour l'agrandir]

UMP PS Bouffemont

Le PS tacle Ségolène Royal

by PierreMF sam., avril 07 2007 08:03

Décidément ! Toute la gauche serait-elle contre elle ?

La candidate a annoncé hier qu'elle ne répondrait plus aux attaques de ses adversaires. Répondra-t'elle à celles venant de son camp ?

Après la régularisation des sans papiers proposée par Ségolène Royal et rejetée par le PS, le combat contre "l'endettement" que le PS requalifie de combat contre le "surendettement", il y a aussi le "CPE-made in Royal" : le Contrat Première Chance.

Sur le blog des Jeunes Pop 87, on peut lire que "la proposition de la candidate socialiste -que l'Etat prenne en charge pendant un an le salaire et les charges des jeunes sans qualification embauchés dans des très petites entreprises- a essuyé un tir croisé d'une partie des candidats de gauche. "C'est une proposition dangereuse qui rappelle malheureusement la logique du CPE", s'est insurgée Marie-George Buffet, tandis que José Bové montrait du doigt un "CPE bis". "Je suis radicalement hostile à un CPE new-look", a tempêté Olivier Besancenot (LCR).

La veille, le président de l'UNEF Bruno Julliard était monté au créneau, allant jusqu'à qualifier de "connerie" le nom de ce contrat, un an après le retrait du "contrat première embauche" (CPE). Regrettant un "énième contrat destiné aux jeunes", il estimait que la période d'essai ne pouvait pas être d'un an"

sarkozy blog politique 95 bouffémont ump ps

Le quotidien Libération tacle Ségolène Royal

by PierreMF sam., avril 07 2007 07:43

"Royal : Attaque ratée contre la banque", c'est le titre d'un article corrosif de Libération (via Embruns), journal pourtant engagé à gauche. Les propositions de la candidate du parti socialiste pour aider les clients des banques avaient déjà fait parler d'elles le 4 avril : la quasi totalité de ces propositions existent déjà ! Elles ont aussi été condamnées à l'unanimité par les banques.

Pour le journaliste de Libération "Les banques et Ségolène Royal, cela fait décidément deux".

La candidate est taclée plusieurs fois, comme par exemple : "Dans son programme, Ségolène Royal propose aussi des mesures déjà existantes. Ainsi, le plafonnement des frais bancaires lors des incidents de paiement. Le principe a été voté en février par l'Assemblée nationale, à l'initiative de la députée (UMP) Nathalie Kosciusko-Morizet. La seule question à régler, par décret, reste le montant maximum des frais. Ce que la socialiste se garde bien de dire."

Enfin, Libération relève une "dernière bourde : la revendication de plus de transparence via l'obligation d'un affichage tarifaire. C'est déjà dans la loi, fait remarquer l'Association française des usagers des banques (Afub) [...] qui dénonce une intervention sans efficience réelle, qui revient à jouer les illusionnistes".

Eh bien ! La réaction de Nathalie Kosciusko-Morizet était moins critique que l'article paru dans ce journal de gauche ! Non mais où va-t'on ??

Et pour finir, la réaction d'un lecteur du journal :

"Bravo à l'auteur de l'article. Un bel exemple de journalisme politique documenté et critique, au-delà des petites phrases, comme on aimerait en voir plus souvent sur les propositions démagogiques des candidats (tous bords confondus). Emanant d'un journal pro-Royal, l'exercice est d'autant plus méritoire. Continuez comme ça."

sarkozy blog politique 95 bouffémont bisouilles sissy bisouille 

Ségolène Royal veut "élever le débat" au Grand Journal de Canal Plus

by PierreMF mer., avril 04 2007 04:41

Invitée du Grand Journal sur Canal +, Ségolène Royal écoute en souriant Yves Lecoq dans son rôle de marionnette de PPD. Le journaliste de latex lui fait une déclaration d'amour. L'ambiance est détendue, et Michel Denisot invite la candidate du parti socialiste, tout sourire, à conclure l'émission : "Votre temps de parole est écoulé, vous avez un bonus de dix secondes pour dire au revoir"

Soudain, l'ambiance se dégrade. Ségolène Royal se transforme en cruella (1). Elle s'emporte :

"Je ne peux pas laisser passer ce que je viens d'entendre (2). Nicolas Sarkozy a prétendu que je l'avais traité d'ignoble à propos de l'identité nationale. Je ne veux pas que le débat présidentiel se dégrade. Je n'ai jamais tenu de tels propos. Cet homme qui est prêt à tout et à dire vraiment n'importe quoi dans le cadre de cette campagne présidentielle, je pense qu'il faut que ça cesse."

Jean-Michel Apathie essaie de rétablir la vérité : "Le mot ignoble, vous l'avez prononcé, sans vouloir relancer".

"Non je ne l'ai pas prononcé. Ni à son sujet...
Je l'ai... je... je l'ai prononcé à propos de ce qu'a dit Simone Veil elle-même, à propos du rappochement entre l'immigration et l'identité nationale.
"

Jean-Michel Apathie insiste : "Vous avez dit ça c'est ignoble".

Mais la candidate fait comme si elle n'a rien entendu. Elle ne s'interrompt même pas.

"Donc monsieur Sarkozy a menti. Un menteur est-il apte à devenir président de la république ? Je le dis très clairement. Donc voilà. Pour dire au revoir aux français quand même, pour rester sur une note... pour élever le débat... que les français je les appelle à voter, à ne pas s'abstenir. Et qu'avec leur voix je veux relever la France, qui mérite beaucoup mieux que ce qu'elle a."

Pour information, le site internet même de la candidate titrait il y a quelques jours : "Ségolène Royal dénonce l'amalgame ignoble de Sarkozy". Il suffit de chercher ces termes sur Internet avec Google pour constater que la candidate a bel et bien prononcé ces mots. Ce soir, elle nie les avoir dit. Pour pouvoir faire passer Nicolas Sarkozy pour un menteur. Mais qui ment ?

______________________________________

(1) Cruella est le surnom que donnent à la candidate des militants du PS.

(2) Je croyais quand je l'ai entendue, qu'elle allait se plaindre de PPD...

 

Célafotaki les émeutes de la Gare du Nord ?

by PierreMF mar., avril 03 2007 00:34

Un sondage aujourd'hui sur le site du Nouvel Observateur demande aux internautes de voter pour désigner le responsable des émeutes de la Gare du Nord.

Accrochez-vous aux réponses proposées, elle valent le détour :

Comme bouc émissaire, nous avons donc Nicolas Sarkozy, les jeunes, et la société. Il n'y a pas "des délinquants" ni "un distributeur de M&M's".

Et moi, naïf que je suis, je croyais que c'étaient quelques dizaines de délinquants qui s'étaient frottés contre la police. J'y suis passé deux fois ce soir là pourtant !

Heureusement que les média et le parti socialiste sont là pour remettre les choses à leur place. Merci M Dray. Merci Mme Royal. Merci M Hollande. Merci le Nouvel Observateur.