...a dit le président de Harlay, un grand magistrat respecté de la fin du XVIIe siècle, qui voulait ainsi souligner le danger des citations abusives."
Il s'agit d'une phrase de Patrick Devedjian, à propos de la polémique sur l'inné et l'acquis, reprise ce soir dans l'article du journal Le Monde "Propos sur la pédophilie : les blogueurs UMP défendent leur candidat". Article très factuel, qui présente les commentaires et points de vue apportés par différents blogs de soutien à Nicolas Sarkozy, dont SousLesPaves.
L'un de ces commentaires, une "polémique idiote" est mis en avant dans l'article. Je dois bien avouer que je rejoins cet avis.
Cette polémique est partie de quelques lignes, extraites d'un texte de six pages, paru dans un magazine du mois dernier. François Bayrou a lancé la polémique en étant le premier à mettre le sujet devant les caméras de télévision depuis la Corse. Le candidat de l'UDF a sorti trois mots de ces quelques lignes déjà bien courtes sur un sujet aussi complexe, pour en faire tout un discours de plusieurs minutes, au bord de la plage. I>Télé a diffusé l'extrait où François Bayrou trouve que Nicolas Sarkozy a prononcé "un propos très grave. Ca voudrait dire que son destin est joué à l'avance".
La ficelle est bien connue, pourtant elle marche à chaque fois, ou presque. On sort une phrase de son contexte. On l'interprète à sa sauce devant des caméras de télévision. Et voilà, la polémique est lancée.
Polémique adoubée avec quelques jours de retard par Ségolène Royal. Mais que faisait-elle donc ? Peut-être attendait-elle qu'on ait oublié qu'elle avait dit juste avant qu'elle n'attaquerait plus ses adversaires ?
J'ai été réellement indigné de la mauvaise foi du candidat Bayrou. J'ai présenté quelques arguments pour montrer que, scientifiquement, les propos de Nicolas Sarkozy n'étaient pas "graves".
Lancer et relayer une polémique sur ce sujet de cette manière, c'est idiot, effectivement. Rares ont été les journalistes à se poser la plus petite question sur l'intérêt de celle-ci. La plupart y ont pris part.