On les a entendus avant l'élection. Je me disais "bah, c'est la fin de campagne, c'est tendu". Que nenni !
La gauche repart à l'attaque. Pas seulement l'extrême gauche, non. Loin de là.
Evidemment, si le PS avait un programme fédérateur pour les élections législatives et municipales, cela ferait un sujet de discussion. Plutôt que de faire semblant de se demander si Nicolas Sarkozy n'est pas parti en vacances aux frais du contribuable. Un arbre qui cache une forêt... d'argument politiciens. "Pas grave, c'est la politique" pourrait-on dire. On pourrait aussi faire semblant de trouver ces provocations normales, du style : "où est le mal de poser de telles questions ?"
Le problème, c'est que ce genre d'argument fait mouche dans les cités. Il est pris au premier-premier degré. Cela donne : "Sarko facho riche et xénophobe". Ce sont les propos de responsables PS locaux, dans le Val d'Oise, je les ai entendus. La "psychologie" des quartiers n'est pas extrêmement compliquée...
Ce genre d'argument n'est pas du tout perçu de la même façon rive gauche, dans les beaux quartiers, que dans une cité. Monsieur Hollande ne l'ignore pas je pense.
Comment soutenir quelqu'un qui prédit et encourage les violences en banlieues, sous le thème "après moi le déluge" (au micro de Jean-Michel Apathie, vendredi sur RTL) et qui impressionne maintenant par son silence ? Juste quelques voix qui s'élèvent à gauche pour dire : "oh la la, soyez sages maintenant".
Je me demande... Si l'un de vous pouvait éclairer ma lanterne... En attendant, le pompier pyromane a encore de beaux jours devant lui.
Je viens de voir chez Koz un billet sur le sujet... Les commentaires sont très explicites. L'un d'eux cite un article du Monde :
Une voiture ralentit et s'arrête devant le groupe d'une dizaine de jeunes adultes qui discutent, avec passion, des conséquences de l'élection de Nicolas Sarkozy. C'est le conseiller général PS, candidat aux législatives à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) : "Hé les gars, faut rester calme, hein ! Ils vont vouloir vous provoquer en face, ne répondez pas, faites leur un sourire", leur lance Gérard Ségura en parlant des policiers et CRS massés 200 mètres plus loin. Il est 21 h 30, la présidentielle vient à peine de se terminer, et la campagne électorale suivante bat déjà son plein dans le quartier des "3000".
Politiquement correct. Humainement incorrect.