Autour de Nicolas Sarkozy on observe un étrange rassemblement depuis quelques jours.

Au PS, Bernard Kouchner et Hubert Védrine (ancien ministre des affaires étrangères de Lionel Jospin) sont en discussion pour entrer au gouvernement. Claude Allègre (ancien ministre de l'éduction nationale de Lionel Jospin, celui qui voulait "dégraisser le mamouth") est prêt à aider le nouveau président.

Les centristes avec Nicolas Sarkozy

La plupart des élus UDF ont rallié Nicolas Sarkozy, avant ou après le premier tour de l'élection. Le président du groupe centriste à l'assemblée nationale, Hervé Morin, pourrait avoir également une place de choix dans le futur gouvernement. L'ancien porte parole de l'UDF Jean-Louis Borloo pourra difficilement ne pas faire partie des ministres. Sans parler d'André Santini.

Au congrès d'investiture du 14 janvier 2007, Nicolas Sarkozy avait réussi la difficile mission de rassembler tout l'UMP sur sa personnalité charismatique et son projet. Pourtant, il y a 5 ans il n'avait pas que des amis dans ce parti. Bien peu l'avaient pensé capable d'une telle union. Et ces derniers jours il me surprend à rassembler bien au delà de l'UMP.

Rassembler ce n'est pas mettre ses adversaires dos à dos. Bayrou a échoué. Il a créé son Mouvement Démocrate, mais presque tout le monde est parti créer un pôle centriste pour soutenir le président Sarkozy. L'UDF sans Bayrou a de beaux jours devant lui. Le Mouvement Démocrate est seul, très seul.

Rassembler ce n'est pas décider seul par intuition, essayer d'imposer son avis, et quand ça ne marche pas, dire que c'est de la faute des autres qui n'ont pas suivi les consignes. Ségolène Royal a échoué. Et quand elle déclare que "la droite a été disciplinée", tandis que "tous les matins, je me demandais quel était le socialiste qui allait porter une critique sur ce que je disais", elle s'accroche aux branches pour amortir sa chute.

Non, la droite n'a pas été disciplinée. Comme beaucoup à l'UMP, je n'aurais pas soutenu un candidat qui n'aurait pas eu les qualités d'un leader charismatique. La droite a suivi un chef qui force le respect par sa personnalité, sa capacité d'écoute et de décision. C'est la différence entre autorité et autoritarisme. L'un rassemble, l'autre divise. La quasi totalité des militants et sympathisants UMP que je connais ont voté Nicolas Sarkozy par conviction. A l'inverse, je n'ai trouvé personne à gauche dans mes connaissances pour soutenir Ségolène Royal. A gauche je crois qu'ils ont voté PS, pas Ségolène.

Que de divisions en ce moment au PS. Le PS est seul, très seul. Même les Verts ont rejeté un accord avec le PS pour les législatives.

Nicolas Sarkozy rassemble, en dépit de tous les cassandres qui voient péril en la demeure.